A propos de JR

Textes à partager

2016 l'année de la diversité culturelle

Chaque été, sur ses chantiers en France, Jeunesse et Reconstruction adopte une thématique autour de laquelle les volontaires devront mener une action. Il s’agit d’un FIL ROUGE qui a pour but d’inciter les volontaires de chantiers internationaux à s’informer, échanger et agir ensemble : 2016 sera l’année d’un projet sur la DIVERSITÉ CULTURELLE. Dans le cadre de chaque chantier international, les animateurs et les volontaires auront pour mission de développer une mini-action, ouverte sur la commune locale et le territoire qui les accueillent. Cela peut se construire sous la forme d’un jeu, d’un spectacle culturelle ou encore une animation centrée sur la découverte de la culture des volontaires. Lutter contre l’exclusion, valoriser la diversité des cultures, favoriser le lien social… il y a mille et une façons de faire découvrir la variété des cultures et la richesse de chacun, pour favoriser l’échange et combattre les préjugés associés à la notion d’ « étranger ». Ces actions seront l’opportunité pour les bénévoles, non seulement de réfléchir et d’échanger, mais aussi de prendre conscience et de prouver que chacun est capable d’agir à son échelle ! A la fin du chantier, Jeunesse et Reconstruction invite tous ses volontaires à participer à la réalisation d’un Nuage de Mots sur la thématique Fil rouge 2016 en choisissant LE mot qu’il associe au message « Nous sommes tous des étrangers ».

lets root for peace

Edito NL août 2015 - De l'importance de s'engager

Le volontariat est l’une des principales voies pour des individus de s’engager pour la promotion de leur communauté et de leur bien-être. Bien que la reconnaissance du volontariat ait grandie au cours des dernières années, il est toujours sous estimé, et les forts liens entre le volontariat, la diversité, l’égalité et la paix sont souvent oubliés.   Nous souhaiterions dans cette Newsletter, insister sur l’importance du volontariat dans la cohésion d’une communauté. En effet, le volontariat impacte le capital social des sociétés et des individus en réduisant les exclusions sociales. Ban Ki-moon, secrétaire général des Nations Unies mentionnait en décembre 2009 : «  Le volontariat est une des sources de la force d’une communauté ; un lien, une solidarité et une cohésion sociale. Il peut apporter un changement social positif en impulsant un respect pour la diversité, l’égalité et la participation de tous. Il figure parmi les atouts vitaux d’une société. »   Les valeurs du système au fondement du volontariat promeuvent des normes de réciprocité, de solidarité et de confiance. Ainsi comment et de quelle manière le volontariat relie t-il  le fossé interculturel dans la vie de tous les jours et alimente le respect pour la diversité, l’égalité et l’inclusion ? Les voix de 8 jeunes volontaires à travers le monde au sein du programme ICYE nous racontent comment ils perçoivent et définissent le volontariat. Une volontaire espagnole en Allemagne nous dit que ce que l’on retient c’est ce bonheur de donner, et une volontaire allemande en Colombie raconte qu’elle a appris à traiter tous les individus avec le même respect. Quant à une volontaire américaine partie au Kenya pendant 1 an, le volontariat est pour elle un moteur de flexibilité pour accepter les différences culturelles. Enfin, un volontaire colombien en Allemagne nous invite à débuter une révolution de petits efforts pour créer un futur meilleur et solidaire.   Le volontariat long terme ou court terme est ainsi une forme d’action citoyenne d’intérêt général qui célèbre la diversité culturelle comme source de richesse et d’apprentissage. En France ou à l’étranger de nombreux jeunes se sont mobilisés cet été. Retour dans cette Newsletter sur des témoignages attachants d’acteurs des chantiers internationaux ou des programmes de volontariat !   Bonne lecture !

EDITO MARS 2015

Au sortir de cet hiver particulièrement long et morose, l’état d’esprit semble être  au besoin de changement, au renouveau. Du baume au cœur, des idées plein la tête, nous nous sentons tous animés  par le désir de nouveaux projets. Tendre la main -tant pour aider que pour recevoir- et agir « ensemble et utile » au nom de l’intérêt général : telle est notre vision de la solidarité chez J&R.

Participer à une activité de Jeunesse et Reconstruction, c’est faire le choix de l’ouverture au monde, à l’autre, à soi-même. C’est se permettre de donner et de recevoir. C’est s’autoriser à grandir grâce à l’échange.

Que ce soit à travers les chantiers internationaux, les séjours linguistiques, les séminaires européens, ou encore les programmes de volontariat à moyen ou long terme, nous nous efforçons de servir notre vocation avec attachement : célébrer la diversité culturelle comme source d’apprentissage et de richesse en encourageant la participation citoyenne à des actions collectives d’intérêt général.

Au repli sur soi et à la défiance, nous répondons par la rencontre et la tolérance. Aux crispations, nous répliquons par le dialogue et la construction de liens. Aux jugements hâtifs et simplistes, nous préférons la curiosité, la prise de conscience et la compréhension mutuelle. À l’obscurantisme, nous opposons la découverte, le développement et le partage des savoirs.

Au-delà des mots qui ont leur importance, Jeunesse et Reconstruction vous propose d’en faire l’expérience par vous-même : vivre le partage et la solidarité, mieux comprendre les réalités du monde et sa complexité, s’amuser des différences et s’étonner des points communs, apprendre des autres et sur soi-même, construire ensemble pour la collectivité et se construire en tant que citoyen.

Les projets solidaires, quelle que soit leur durée, génèrent des souvenirs inoubliables. Et peu importe si les amitiés qui s’y tissent s’avèrent durables ou éphémères, tous sont faits de moments intenses, riches en émotions. Tous constituent des expériences de vie structurantes et rémanentes.

Par l’engagement volontaire et la solidarité, Jeunesse et Reconstruction et tous ses membres envoient une réponse vive et concrète aux cyniques, aux pessimistes, aux résignés ainsi qu’à tous les détracteurs de la diversité.

Rejoignez-nous ! Nous ne serons jamais assez nombreux pour promouvoir les échanges interculturels, l’éducation non formelle et la responsabilisation citoyenne au service du vivre ensemble.

Nous comptons sur chacun pour continuer à faire bouger les lignes. À tous, nous souhaitons de mémorables expériences interculturelles !

L’équipe de Jeunesse et Reconstruction

Orientation sexuelle et démocratie

A travers ses chantiers interculturels en France et à l’étranger, Jeunesse & Reconstruction prône la tolérance et le respect d’autrui. Dans notre dernière Newsletter, la démocratie était mise en avant ; celle-ci passe également par un principe de non-discrimination. Nous connaissons la discrimination raciale, liée au sexe ou encore à l’âge, mais connaissons-nous la discrimination liée à l’orientation sexuelle ?

L’Europe dans son ensemble semble concernée par la question ; l’année 2013 aura été celle des revendications du « mariage pour tous ».

Certains pays avaient déjà tranché sur la question, en autorisant le mariage homosexuel, à l’instar de la Belgique ou de la Suède (depuis 2003), pendant que d’autres viennent de clarifier leur position comme la France ou le Luxembourg.

Certes, la Charte des Droits fondamentaux de l’Union européenne (7 décembre 2000) accompagne aussi ce changement, et le justifie par la tolérance et l’égalité de tous. Ce n’est plus seulement la question de l’homosexualité qui est en jeu, mais aussi, de la bisexualité, de la transsexualité, des comportements transgénériques, qui se développent à côté d’une norme hétérosexuelle.

Ces questions peuvent sembler lointaines pour certains pays où la législation évolue (Pays-Bas, Norvège, Suède, Canada, certains Etats des Etats-Unis d’Amérique, comme la Californie, New-York ou Washington). Cependant, les réticences sont plus fortes en France, Espagne, Italie, ou encore en Suisse, et pour une grande partie du reste du monde, elles semblent illégitimes.

Dans certains autres pays, la Turquie, l’Arménie, la Moldavie, entre autres, où les traditions musulmanes ou chrétiennes limitent les dispositifs légaux, l’évolution des comportements sexuels n’en est pas moins significative : poids des jeunes dans la démographie, accès à l’école pour tous, ouverture à une information plus libre, échanges interculturels de plus en plus fréquents. Les explications sont nombreuses.

Ailleurs encore, l’homosexualité reste aujourd’hui condamnée par la peine de mort dans 11 pays, (Afghanistan, Arabie saoudite, Brunei, Émirats arabes unis, Iran, Mauritanie, Nigeria, (dans les 12 états du Nord ayant adopté la Charia), Soudan, Somalie (dans les émirats islamiques régis par Al Shabaab, où s’applique la Charia), Somaliland, Yémen), et par l’emprisonnement ou des travaux forcés dans 78 pays. En revanche, ces législations y laissent étrangement de côté la bi et transsexualité.

Pour conclure provisoirement ce débat, évoquons les propos du secrétaire général aux Nations Unies, Ban Ki-Moon :

« Il n’y a pas de doute que des sensibilités culturelles profondément enracinées peuvent être heurtées quand nous parlons d’orientation sexuelle. Les comportements sociaux prennent du temps à changer. Mais des considérations culturelles ne doivent pas être un obstacle aux droits de l’homme élémentaires.

Personne, quelle que soit son orientation sexuelle ou son identité sexuelle, ne devrait être soumis à la torture, à des traitements cruels, inhumains ou dégradants. Personne ne devrait être poursuivi pour ses idées ou croyances. Personne ne devrait être puni pour avoir exercé son droit à la liberté d’expression ».

L’heure est à l’évolution des mentalités : La tolérance s’applique déjà aux différences ethniques ou sociales. Elle doit maintenant s’ouvrir aux différences d’orientation sexuelle. S’engager pour un vivre ensemble pacifié reste notre devoir de citoyen.

Ici, une vidéo qui dresse un bref état des lieux des considérations envers l’homosexualité en Afrique noire.

Ces vidéos permettent de comprendre les enjeux de la tolérance envers les orientations sexuelles notamment en Iran ici et en Côte d’Ivoire ici.

Article 16 de la Charte Africaine des Droits et du Bien-être de l'Enfant

Protection contre l’abus et les mauvais traitements :

1. Les Etats parties à la présence Charte prennent des mesures législatives,
administratives, sociales et éducatives spécifiques pour protéger l’enfant
contre toute forme de tortures, traitements inhumains et dégradants, et
en particulier toute forme d’atteinte ou d’abus physique ou mental, de
négligence ou de mauvais traitements, y compris les sévices sexuels,
lorsqu’il est confié à la garde d’un parent, d’un tuteur légal, de l’autorité
scolaire ou de toute autre personne ayant la garde de l’enfant.

2. Les mesures de protection prévues en vertu du présent article
comprennent des procédures effectives pour la création d’organismes de
surveillance spéciaux chargés de fournir à l’enfant et à ceux qui en ont la
charge le soutien nécessaire ainsi que d’autres formes de mesures
préventives, et pour la détection et le signalement des cas de négligences
ou de mauvais traitements infligés à un enfant, l’engagement d’une
procédure judiciaire et d’une enquête à ce sujet, le traitement du cas et
son suivi.

Pour le lire la Charte dans son intégralité, cliquez ici.

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